Les femmes de réconfort

Annyeong ! Comme vous allez le remarquer, j’ai un certain talent pour écrire sur des sujets joyeux ^^’ (#Ironie)… Alors aujourd’hui je reviens avec un article que j’ai eu du mal à écrire, sur un crime de guerre des plus affreux : les femmes de réconfort. J’ai fait en sorte que cet article soit des plus complets possibles, sans être trop long pour conserver votre intérêt et ne pas vous ensevelir sous une avalanche d’informations… Je vous en prie, partagez-le, afin que tout le monde ait connaissance de cette atrocité historique, et que toutes ces femmes puissent être reconnues…

Définition de « Femmes de réconfort » :

C’est l’euphémisme employé au Japon à propos des victimes, souvent mineures, du système d’esclavage sexuel de masse organisé à travers l’Asie par et pour l’armée et la marine impériales japonaises, en particulier durant la Seconde Guerre mondiale.

(L’emploi de ce terme est fortement contesté par les organisations {et par moi-même}, préférant le terme non très adouci et non mensonger d’esclave sexuelle.)

  • Origine

   Suite au massacre de Nankin en 1937, où, durant six semaines, des centaines de milliers de civiles et de soldats désarmés sont assassinés et où environ 60 000 femmes et enfants sont violés par l’armée impériale japonaise, et du tollé international qui s’ensuivit, le Japon décida de mettre en oeuvre une façon de limiter les tensions causées par les agressions commises par les militaires dans les territoires conquis.

   L’objectif était également de garder le moral des troupes et de les préserver des maladies sexuellement transmissibles. Pour ce faire, il fallait donc un nombre important et suffisant de prostituées, disponible en permanence.

   L’armée procéda alors à l’implantation dans les zones occupées de maisons closes, dites « centres de délaissement » ou « maisons de confort ».

  • Organisation et fonctionnement

    Les maisons closes étaient gérées soit par l’armée, soit par les gouvernements locaux, ou bien encore par des particuliers. Les dirigeants étaient rémunérés en partie pour chaque passe et à l’inverse, les femmes ne recevaient généralement rien. Les horaires d’ouverture étaient de neuf heure à minuit, tous les jours. Les femmes avaient le droit à deux jours de repos par mois, lors des règles. En terme de lieu, ce sont les écoles et les bâtiments administratifs qui avaient été réquisitionné.

   La priorité des chefs japonais n’étant bien évidemment pas la santé des esclaves, mais celle des soldats, les conditions de vie étaient très dures pour elles. Puisqu’elles appartenaient à leur maison close, elles étaient régulièrement battues, mutilées ou encore torturées par les soldats. Certaines d’entre elles furent même exécutées quand le soldat n’était pas satisfait de leurs « services ». Et bien sûr, tenter de s’enfuir était synonyme de mort… Selon certains témoignages, en plus de ne recevoir aucun salaire, c’était aux parents de fournir la nourriture et les vêtements pour leur enfant devenue esclave sexuelle.

  • « Recrutement »

   Les femmes « recrutées » étaient généralement célibataires et souvent mineures. De plus, de fausses offres emplois comme serveuse ou ouvrière furent organisés, afin d’enrôler de nouvelles esclaves. Et puisque ça ne suffisait toujours pas, de nombreuses femmes furent également enlevées.

   Les jeunes esclaves étaient en majorité originaires de Chine ou de Corée, mais il y en avait aussi de Singapour, d’Indochine, des Philippines, de Taïwan, des Indes néerlandaises, de Birmanie et même quelques japonaises ! Bien qu’il reste inconnu et flou, leur nombre s’estime à 390 000, dont environ 200 000 chinoises et 150 000 coréennes.

  • Reconnaissance actuelle 

   Malgré quelques témoignages précédemment, c’est véritablement en 1991 que le scandale émergea au niveau international. Depuis, de nombreuses femmes ont porté plainte, ainsi que certains pays comme la Corée du Sud, où les survivantes manifestent chaque mercredi depuis 1992 devant l’embassade du Japon à Séoul. Le Japon a longtemps nié les faits puis son implication, avec notamment comme argument qu’on « peut comparer ces bordels à des cafétérias dirigées par des compagnies privées qui recrutent leurs propres employés, offrent la nourriture et fixent leurs prix. Mais affirmer que les femmes ont été contraintes par les militaires japonais en service est à côté de la coche. Ce dossier doit être reconsidéré, pour le bien de l’honneur du Japon » ou même « Le fait est qu’il n’y a pas de preuve qu’il y avait eu usage de contrainte » (#CONNARD) (ouuups pardon ça m’a échappé)…

   En 2007, les États-Unis ont demandé, comme résolution, au Japon, en autres, de « reconnaître formellement, de s’excuser et d’accepter sa responsabilité historique d’une façon claire et sans équivoque pour la contrainte employée par ses militaires afin de forcer des femmes à l’esclavage sexuel pendant la guerre. ». Cette résolution a été adoptée, au grand dam de Shinzô Abe, la trouvant « regrettable ». Au fil du temps, les musées, monuments et mémoriaux en souvenir des victimes se sont multipliés sur la carte. Finalement, le 28 décembre 2015, le Japon s’est enfin décidé à reconnaître ses torts pour la Corée du Sud, et a versé 1 milliards de yens (7,5 millions d’euros) en dédommagement aux victimes coréennes encore en vie. Cette décision a été salué internationalement.

Un des nombreux mémoriaux, celui-ci situé à Shanghaï :

Et un autre en Corée du Sud, dans le quartier de Ewha, dont les photos ont été prises par Nath Ttalgi elle-même :

  • Oeuvre 

   LE film référence, est  » Spirits « homecoming » « , par Cho JungRae, a qui il a fallu 14 ans pour l’achever. Véritable box-office, le succès à été au rendez-vous en Corée du Sud dès sa sortie. Il a été réalisé grâce aux témoignages de 238 femmes, mais lors de la première, seulement 44 étaient encore en vie pour y assister. On devine l’émotion.

        ~ Kang JinShil, votre p’tite maknae qui a dû manger beaucoup de chocolat pour écrire cet article, afin de se contrôler pour ne pas aller éclater quelques têtes à la hache
~

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